Ah… l’odeur d’un livre tout frais! Ces machins modernes ne parviendront jamais à l’égaler. Et cette douce sensation sous les doigts… Quel meilleur écrin pour un texte que cette délicieuse rugosité?
Gardez votre objet froid et lisse, il ne prendra jamais dans mon coeur la place qu’occupent mes livres. Vous me parlez de portabilité, de pratique, mais moi je connais un plaisir sensuel que vos pâles imitations ignorent. “C’est l’avenir!” me dites-vous en me traitant sous cape de rétrograde, de technophobe. Je préfère mon présent riche en sensations à votre futur stérile.
Peu m’importe l’encombrement, j’ai assez de place chez moi pour héberger mes auteurs favoris. De toute façon, vous accumulez des livres que vous ne lirez jamais, sous couvert de facilité d’acquisition et de transport. Et puis question présentation… J’aime quand mes invités parcourent mes bibliothèques, soufflant la poussière d’un vieux livre qui trainait là depuis trop longtemps et croulent ensuite sous le poids de leurs trouvailles lorsqu’ils repartent les bras chargés de ces ouvrages que je leur prête volontiers.
Votre gadget saura-t-il conquérir le marché? Nul ne saurait le prédire. En attendant, laissez-moi à mes précieux rouleaux de parchemin enluminés, je vous laisse à vos pathétiques bouquins de papier.
Frère François
Qu’est-ce qu’un vrai livre?
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Promotion Borgne en papier
Mon premier roman est désormais disponible en version papier sur Lulu au prix de 14.99 €. Comme je l’avais mentionné précédemment, j’ai pour l’occasion changé la couverture de l’ouvrage, peut-être plus en phase avec le récit. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires là-dessus. J’ai travaillé en imprimerie et entamé une formation de typographe, il y a de cela quelques années, et j’ai eu grand plaisir à effectuer de-ci de-là quelques travaux graphiques à l’occasion, mais j’ai encore beaucoup à apprendre.
L’épreuve que j’ai reçue aujourd’hui m’a surpris de par sa qualité. Lulu réalise de magnifiques ouvrages pour un coût modique et je ne peux que les recommander à tous ceux qui souhaiteraient s’éditer eux-mêmes.
L’auto-édition m’a appris mes limites, toutefois. Je chercherai un éditeur pour mes prochains romans avec plus de détermination. Écrire est aisé. Publier, un jeu d’enfant. Promouvoir son livre, par contre, n’est pas une tâche facile. Certains semblent s’en sortir avec talent mais ce n’est pas mon cas. Le rapport entre le nombre de visites sur mes pages et le nombre de ventes me satisfait, mais je déplore la difficulté à gagner ces clics magiques.
Vous qui avez acheté l’e-book ou qui allez acheter la version papier, parlez-en autour de vous, sur facebook, twitter ou la blogosphère. En bien ou en mal, mais parlez-en!
Le lien vers la page d’achat Lulu, avec possibilité de lire des extraits: http://www.lulu.com/product/couverture-souple/promotion-borgne/18763213
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Ebook gratuit pour Noël
Comme je vous l’annonçais il y a quelques jours, j’ai un cadeau de Noël pour vous. A partir d’aujourd’hui, et jusqu’au premier janvier 2012, mon roman Promotion Borgne est disponible gratuitement sur Smashwords à l’aide du coupon: WM63Q
Il vous suffit d’indiquer ce coupon lors de l’achat et le prix sera réduit de 100%. Cela ne fonctionne malheureusement que sur Smashwords, et non sur les autres plateformes comme Amazon.
Si vous hésitiez à l’acheter, ou si vous recevez pour Noël une liseuse et que vous cherchez un roman original, vous n’aurez à présent plus d’excuses pour vous priver d’entrer dans mon univers.
J’attends de recevoir un exemplaire de mon roman imprimé par Lulu.com avant de dévoiler la nouvelle couverture sur laquelle j’ai travaillé ces jours. Je continue d’avancer sur les fiches de personnages pour mon troisième roman, affublé de l’affreux mais temporaire titre “Tueur”. La structure de l’histoire est déjà écrite.
Joyeux Noël à toutes et tous.
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Deuxième roman terminé
Voilà. J’ai pu mettre un point final à la cavale du prêtre et de la riche héritière, leurs aventures sont terminées. Vingt-cinq chapitres remplis de suspense, une quête du bonheur à travers un continent et un océan. Il ne s’agit que d’un premier jet, qu’il faudra corriger, améliorer et peut-être étoffer à quelques endroits. Je vais laisser reposer le manuscrit quelques semaines, voire quelques mois, histoire de pouvoir le traiter impartialement et avec un regard neuf lors des corrections. Je n’ai pas encore prévu de titre, bien que les idées abondent. Cela ne m’inquiète pas. Je me fais plus de souci quant à la classification du roman. Ce n’est pas vraiment de la science-fiction, bien que cela se déroule dans un monde parallèle au notre, semblable bien que différent. Ce n’est ni un polar ni un thriller, bien que des éléments puissent y faire penser. On verra.
En attendant les révisions, je vais écrire un troisième roman. J’ai en réserve un plan détaillé pour une sympathique histoire de tueur en série, mais je vais peut-être partir sur quelque chose de complètement différent. Je me donne quelques jours de réflexion/préparation puis je retourne noircir des pages.
Je réfléchis également à un tirage papier pour Promotion Borgne, peut-être chez Lulu.com.
Ces prochains jours, vu que Noël approche, il se pourrait que je fasse un petit cadeau à mes lecteurs.
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Les 3 romans indispensables aux auteurs

Si vous demandez à dix écrivains de vous recommander trois romans, il y a une forte probabilité que vous obteniez dix réponses différentes. Il y a aussi de fortes chances qu’ils parviennent à glisser l’un de leurs écrits dans cette courte liste. Je ne suis pas à l’académie française, je ne suis jamais passé chez Pivot, mais je vous livre tout de même mon avis en la matière.
Il y a trois romans indispensables à tout auteur. Pour remplir le reste de votre bibliothèque, vous avez carte blanche. Vous êtes créatif(-ve), vous avez du goût, je vous fais confiance.
- Le livre que vous auriez pu écrire. Peut-être le moins important de ces trois ouvrages. Il vous plaît, vous ressemble. Ce n’est peut-être pas un monument de la littérature pondu par un Immortel en costume, mais son langage rejoint celui que vous utilisez, et son succès correspond à celui que vous vous sentez apte à atteindre.
- Le livre que vous ne parviendrez jamais à égaler. La référence en matière de ce qu’il se fait de mieux. Le langage efficace qui vous bouleverse lecture après lecture. L’oeuvre qui vous a transformé(e). Vous ne jouez pas dans la même catégorie que son auteur, qui ne jouait pas, d’ailleurs, lui. Bien en évidence dans votre bibliothèque, il vous apportera la dose d’humilité nécessaire à votre carrière et vous rappellera de ne pas vous prendre la tête. Lui et les lettres de refus des éditeurs, bien entendu.
- Le livre que vous auriez refusé en tant qu’éditeur. Au besoin, ne gardez que celui-là. Je ne parle pas du livre bien écrit qui ne correspond pas à vos centres d’intérêt, hein, mais du torchon qui à vos yeux ne vaut pas le prix du papier sur lequel il est imprimé, celui qui sert à caler l’armoire bancale du grenier, le livre qu’on pose avec dégoût en se demandant “Mais comment peut-on vendre une merde pareille? Je suis capable d’écrire bien mieux”. Plus cet ouvrage aura eu du succès, plus il sera efficace. Il vous re-motivera quand les lettres de refus s’accumuleront ou quand vous vous rendrez compte après l’envoi d’un manuscrit que vous avez oublié de retirer un terrible cliché dans votre premier chapitre. Je ne vais pas balancer de noms, mais les supermarchés regorgent de livres d’une banalité infecte. Terminer sa lecture sur “c’est alors que je me suis réveillé, ouf tout cela n’était qu’un vilain cauchemar” ou son équivalent, c’est douloureux. Apprendre que ledit ouvrage s’est vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, c’est encourageant. Découvrir que les deux survivants d’une épopée à travers l’espace échouent après mille clichés sur une planète déserte et changent leurs noms en “Adam” et “Eve”, ça vous rassure. Vous ferez mieux.
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Ce numérique qui tue les librairies
Télérama tire la sonnette d’alarme: le livre numérique tue les librairies. Il est qualifié de “menace”, comparé aux deux guerres mondiales, et les éditeurs qui osent contempler la diffusion de leurs livres chez Amazon/Apple/Google sont soupçonnés de “creuser la tombe des libraires indépendants”.
Ne vous méprenez pas, j’aime parcourir les rayonnages des petites librairies de ma région, j’y ai fait de précieuses découvertes, j’en garde de merveilleux souvenirs. Je reconnais cependant que je ne vais pas y retourner à la même fréquence qu’autrefois. Les temps changent, les habitudes de vie aussi. Les garages ont remplacé les maréchaux-ferrants, les centraux téléphoniques ont remplacé les opératrices, la photographie digitale a remplacé l’argentique, le livre numérique remplacera peut-être le livre en papier. On peut le regretter, prétendre que c’était mieux autrefois, mais si le livre numérique s’impose, ce sera parce qu’il répondra aux attentes du plus grand nombre.
Le plus grand défaut de l’article, cependant: confondre distributeur numérique avec ennemi de l’indépendance. Les librairies indépendantes purement numériques ont un bel avenir devant elles, et doivent bien rire des piteux arguments des réactionnaires de Télérama.
Et puis franchement, Télérama qui s’érige en défenseur de la tradition écrite, ça laisse un petit goût de farce.
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Le Waldgänger, testostérone numérique
J’ai enfin lu l’e-book dont tout le monde parle actuellement. Le Waldgänger, par Jeff Balek, nous emmène dans un cortège de sensations et d’action virile. Ce thriller fantastique, par le charme de sa brute qui agit avant de réfléchir, m’a séduit. La découverte de ses pouvoirs entraine le superhéros en devenir dans un torrent de questions existentielles. Apparemment inadapté au monde normal, son seul espoir de cohérence avec la réalité réside dans l’adaptation à ses nouvelles ressources. Tout apprentissage comporte des phases sombres cependant, et le Waldgänger n’échappe pas à cette règle. Il commet des erreurs, mais n’abandonne pas la lutte, épaulé dans sa tâche par un mystérieux mentor.
Voilà pour ce qui en est de l’intrigue. Au niveau du style d’écriture, je dois admettre qu’il a freiné ma plongée dans le récit. La surabondance des points de suspension dans l’introduction et la rareté des verbes dans l’ouvrage ont quelque peu miné mon enthousiasme. Ça et la fille du héros qui se fait “entuber” plutôt qu’intuber à l’hôpital. Mais ne chipotons pas; la suite figure sur ma (longue) liste d’achats.
Le Waldgänger, premier épisode, est disponible gratuitement sur Itunes et Immateriel.fr.
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Fierté du jour et appel aux auteurs encore trop obscurs.
Je relis ce matin un manuscrit que j’ai mis en pause il y a quelques mois. L’intrigue et les personnages ne supportent plus la solitude et réclament à nouveau toute mon attention. Afin de ne pas trop les malmener, je relis les quelques 35’000 mots de cette ébauche. Devrais-je le taire? J’ai éprouvé une fierté immense, une satisfaction sans bornes. Ça déchire juste trop grave, comme diraient certains qui feraient mieux de justement moins le dire. Oh certes, je vois les défauts, les innombrables fautes de frappe, les incohérences, les clichés, mais au-delà, j’aperçois l’ombre d’un texte magnifique. Je me remémore alors les points-clés de l’intrigue à venir, les secrets des différents protagonistes, et je jubile. Je piaffe d’impatience, aussi.
D’un autre côté, je vois que le texte dont j’étais également si fier et que j’ai publié il y a quelques jours ne se lit pas encore, ou si peu. On ne parle pas de ventes, hein, mais bien de simples lectures. L’ampleur de la tâche à laquelle se retrouve confronté chaque auteur autoédité m’impressionne. Me vendre n’a jamais été mon fort. Mendier, réclamer l’attention, bonimenter la foule des maniaques du clic? Est-ce nécessaire?
Comment trouver le juste milieu entre la nonchalance orgueilleuse, qui attend que le lecteur soit guidé jusqu’à son livre par le simple fumet du génie et la ritournelle harcelante du commercial qui se construit une clientèle par l’usure?
Amis auteurs susceptibles de lire ce billet, vous qui rencontrez peut-être les mêmes difficultés, que diriez-vous d’un échange de bons procédés? Lisez mon livre, parlez-en (honnêtement, sans en masquer le moindre défaut, après tout, comme on dit dans la presse, “Qu’on en parle en bien, qu’on en parle en mal, l’important c’est qu’on en parle!”) sur votre blog, et j’agirai de même avec le vôtre. Un exemplaire du roman sera bien entendu remis gratuitement aux premiers intéressés.
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Concurrents ou confrères?
On me signale, à ma grande surprise, qu’Amazon interdit à ses écrivains de commenter (en bien ou en mal) les oeuvres d’autres auteurs. Tout du moins selon une interprétation particulière des conditions affichées sur cette page. Je cite le passage sujet à interprétation: “Avis exprimés par ou au nom d’une personne ou d’une société ayant des intérêts financiers dans le produit ou dans un produit concurrent direct (y compris les commentaires d’auteurs, d’artistes, d’éditeurs, de fabricants ou d’intermédiaires marchands)”.
Les auteurs sont-ils des concurrents au même titre que deux marques de voiture ou de soda? Habitué à un soda, je ne boirai pas l’autre. Fidèle à une marque d’automobiles américaines, je ne verrai jamais l’utilité de mettre les pieds dans le garage d’un concessionnaire allemand. Mais vous me parlez de livres? Mon amour pour Vian ne m’empêche pas d’acheter, lire et apprécier Gide, Asimov, King et Nothomb. Je conçois qu’il y ait de la concurrence pour les manuels pratiques, guides minceur ou autres ouvrages hors fiction, mais au sein de la littérature?
Nous autres écrivains lisons beaucoup. Nous écrivons, aussi (étonnant, hein?). Nous connaissons et aimons notre langue. Ne sommes-nous pas les mieux placés pour juger du travail d’un collègue? Amazon nous voit-il vraiment comme des loup enragés se battant l’un contre l’autre?
Quand un collègue publie un livre, ma première réaction est la curiosité. Je me positionne en client, décide si je vais le lire. Si le livre ne m’intéresse pas en tant que lecteur, la parution peut alors m’intéresser en tant qu’auteur. Si je connais l’auteur, je vais me réjouir pour lui. Si je ne le connais pas, je vais peut-être chercher qui dans mes amis pourrait être intéressé par son livre, ou peut-être tirer des leçons de sa manière de présenter son bébé. Mais à aucun moment je ne vais trembler et craindre qu’il ne m’ôte quelques ventes. Et quand un confrère me critique, quitte à perdre une précieuse étoile, autant que cela vienne de quelqu’un qui s’y connait un tant soit peu plutôt que d’un anonyme profane.
Amazon aurait-il peur qu’en critiquant un livre, je sois le méchant concurrent qui cherche à détourner le client du produit? Je m’abstiendrai désormais de critiquer mes confrères sur les plateformes de vente Amazon. Je laisse l’endroit aux doubles comptes, aux magouilleurs, aux achetés, aux vendus. Je critiquerai mes lectures ici et je me renseignerai sur les livres qui m’intéressent grâce aux blogs des collègues.
Et vous, comment voyez-vous les autres écrivains?
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