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Les requins de l’édition

C’est la semaine du requin. Mais ce prédateur ne rôde pas que dans les profondeurs maritimes, nous en trouvons malheureusement parfois dans les eaux troubles de l’édition. Il se nourrit alors des rêves d’écrivains en devenir et les dévore sans pitié. La victime du jour est Amélie Broutin, qui prise entre les mâchoires acérées d’un monstre sanguinaire, n’a eu d’autre choix que d’abandonner ses ambitions littéraires.

Les contrats abusifs sont vicieux, et j’encourage chaque apprenti auteur à relire le sien plusieurs fois avant de le signer. Être publié oui, mais pas à n’importe quel prix. Pas à celui de sa liberté. Les escrocs foisonnent, et se renseigner sur le sérieux d’une maison d’édition est une étape incontournable de la rédaction d’un livre.

Je m’étonne toujours du succès que rencontrent ces briseurs de carrière, ces brigands en costume trois pièces. Ne confiez pas vos manuscrits à des entreprises qui promettent sur leur page d’accueil fortune et gloire aux nouveaux auteurs.

À ceux qui sont tombés sous les crocs de ces bêtes affamées, je ne peux que leur envoyer toute ma sympathie et mes encouragements. Ne perdez pas espoir. Il y a toujours une solution. Ne vous avouez pas vaincus.

N’hésitez pas à partager vos expériences négatives. Plus on en parlera, plus on donnera de chances de survie aux futures proies de ces pillards.

 

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Classé dans Humeur

Fierté du jour et appel aux auteurs encore trop obscurs.

Je relis ce matin un manuscrit que j’ai mis en pause il y a quelques mois. L’intrigue et les personnages ne supportent plus la solitude et réclament à nouveau toute mon attention. Afin de ne pas trop les malmener, je relis les quelques 35’000 mots de cette ébauche. Devrais-je le taire? J’ai éprouvé une fierté immense, une satisfaction sans bornes. Ça déchire juste trop grave, comme diraient certains qui feraient mieux de justement moins le dire. Oh certes, je vois les défauts, les innombrables fautes de frappe, les incohérences, les clichés, mais au-delà, j’aperçois l’ombre d’un texte magnifique. Je me remémore alors les points-clés de l’intrigue à venir, les secrets des différents protagonistes, et je jubile. Je piaffe d’impatience, aussi.

D’un autre côté, je vois que le texte dont j’étais également si fier et que j’ai publié il y a quelques jours ne se lit pas encore, ou si peu. On ne parle pas de ventes, hein, mais bien de simples lectures. L’ampleur de la tâche à laquelle se retrouve confronté chaque auteur autoédité m’impressionne. Me vendre n’a jamais été mon fort. Mendier, réclamer l’attention, bonimenter la foule des maniaques du clic? Est-ce nécessaire?

Comment trouver le juste milieu entre la nonchalance orgueilleuse, qui attend que le lecteur soit guidé jusqu’à son livre par le simple fumet du génie et la ritournelle harcelante du commercial qui se construit une clientèle par l’usure?

Amis auteurs susceptibles de lire ce billet, vous qui rencontrez peut-être les mêmes difficultés, que diriez-vous d’un échange de bons procédés? Lisez mon livre, parlez-en (honnêtement, sans en masquer le moindre défaut, après tout, comme on dit dans la presse, "Qu’on en parle en bien, qu’on en parle en mal, l’important c’est qu’on en parle!") sur votre blog, et j’agirai de même avec le vôtre. Un exemplaire du roman sera bien entendu remis gratuitement aux premiers intéressés.

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