Ce numérique qui tue les librairies

Télérama tire la sonnette d’alarme: le livre numérique tue les librairies. Il est qualifié de « menace », comparé aux deux guerres mondiales, et les éditeurs qui osent contempler la diffusion de leurs livres chez Amazon/Apple/Google sont soupçonnés de « creuser la tombe des libraires indépendants ».

Ne vous méprenez pas, j’aime parcourir les rayonnages des petites librairies de ma région, j’y ai fait de précieuses découvertes, j’en garde de merveilleux souvenirs. Je reconnais cependant que je ne vais pas y retourner à la même fréquence qu’autrefois. Les temps changent, les habitudes de vie aussi. Les garages ont remplacé les maréchaux-ferrants, les centraux téléphoniques ont remplacé les opératrices, la photographie digitale a remplacé l’argentique, le livre numérique remplacera peut-être le livre en papier. On peut le regretter, prétendre que c’était mieux autrefois, mais si le livre numérique s’impose, ce sera parce qu’il répondra aux attentes du plus grand nombre.

Le plus grand défaut de l’article, cependant: confondre distributeur numérique avec ennemi de l’indépendance. Les librairies indépendantes purement numériques ont un bel avenir devant elles, et doivent bien rire des piteux arguments des réactionnaires de Télérama.

Et puis franchement, Télérama qui s’érige en défenseur de la tradition écrite, ça laisse un petit goût de farce.

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