Interview d’une héroïne

Bonjour Nadisha, peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Nadisha, et je joue dans « Promotion borgne » le premier rôle féminin: Marie-Claire, une fille un peu snob qui tente de manipuler son homme et ceux qu’elle rencontre.

C’est un prénom original…

Ma mère ne parvenait pas à se décider. Elle hésitait entre Nadia et Natasha. Mon père, un type très pragmatique, a tranché. Dans une première version du manuscrit, je portais mon vrai prénom, mais les bêta-lecteurs n’ont pas accroché. Il a fallut trouver quelquechose qui collait plus au rôle.

Peux-tu résumer l’intrigue en quelques mots?

C’est avant tout une histoire d’amour compliquée entre des personnages maltraités par leur passé. La Catastrophe transforme leur vie, et ils doivent apprendre à gérer les conflits qui en découlent, et saisir les opportunités qui se présentent afin d’avancer. Je vois que tu as classé le roman dans la science-fiction, mais pour ma part je trouve ça très réducteur. C’est un roman contemporain, plein d’action et de relations complexes. Ce n’est ni futuriste ni très scientifique, en tout cas.

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué dans cette expérience?

Incarner un personnage qui perd la vue a été une aventure unique. Il a fallu se concentrer sur les sens restants. Ne pas voir le jeu de vos compagnons m’a frustrée, mais j’ai l’impression que mon propre jeu y a gagné en intensité.

Tu commences l’histoire au bras de Nicolas, le protagoniste du roman, mais peu à peu tu te rapproches de Perrique, son principal antagoniste.Comment as-tu vécu ce triangle amoureux?

J’ai particulièrement apprécié les scènes avec Perrique, dont mon personnage tombe plus ou moins amoureuse. Il joue un type odieux, cruel, prêt à tout pour parvenir à ses fins, mais il a aussi un côté très attachant. Je ne suis pas d’accord avec toi quand tu l’appelles l’antagoniste. Je crois qu’il avance le récit autant que Nicolas, mais d’une manière différente. Perrique n’est pas un égoïste, il a juste une autre vision de ce que doit être l’avenir de l’humanité.

Parmi les personnages secondaires, avec qui as-tu eu le plus de plaisir à jouer?

Ouhla, dure question. Jean-Marc, le boucher sans scrupules, peut-être, parce que j’ai un faible pour les brutes. Ou Sophie la cruche. Elle a des répliques tordantes.

Vous avez traversé la Suisse et la moitié de la France, dans l’histoire. Comment as-tu vécu ce voyage?

Nous n’avons pas toujours eu le temps de profiter du paysage, mais j’ai apprécié le changement de climat. Le sud de la France est quand même plus agréable que nos montagnes, à ce niveau-là. Sinon, ça n’a pas toujours été facile de vivre loin du confort moderne, mais j’ai trouvé très enrichissant de reconstruire ce que nous pouvions, avec nos moyens limités.

En conclusion: si tu pouvais parler personnellement à chaque lecteur, que lui dirais-tu?

Je lui demanderais de ne pas me tenir rigueur des vacheries dont je me rends coupable dans « Promotion borgne« . J’espère qu’il passera autant de plaisir à nous lire que nous en avons eu à participer à cette aventure.

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