Jusqu’à ce que la folie me sépare

Couverture de "Jusqu'à ce que la folie me sépare", recueil de nouvelles

Disponible dès maintenant (en fait même depuis hier) en format électronique sur la boutique Amazon.

Quand le voile qui dissimulait jusque-là le monde se déchire, il faut apprendre à gérer cette nouvelle réalité, aussi perturbante soit-elle.

En feront l’expérience: un cannibale urbain, un mari infidèle, un oublié à la mémoire exceptionnelle et même un mort qui exploreront tour à tour leurs étranges univers dans ce recueil où règne l’humour noir.

Que les héros de ces quatre nouvelles fantastiques glissent tout juste dans la folie ou qu’ils la côtoient depuis toujours, leurs relations ne sont pas de tout repos. Leurs couples explosent, leurs vies se désagrègent, mais leur esprit résiste encore. Retrouveront-ils la paix qui les accompagnait avant que le destin ne bouleverse leur existence ?

Extrait :

Barbara le gifla. Il se massa la joue à l’endroit où elle l’avait frappé.

— Tu n’as pas le droit de supprimer notre union, lui dit-elle. Tu peux cesser de m’aimer, tu peux partir avec une autre, tu peux regretter chaque moment passé avec moi mais tu ne peux pas les nier.

— Je ne t’avais jamais vue avant ce matin.

Son épouse pleurait maintenant à grosses larmes.

— Je ne sais pas à quoi tu joues, bredouilla-t-elle, mais s’il n’y a que ça pour te clouer le bec, je vais vous montrer l’album photo de notre mariage.

Elle s’éloigna en titubant.

— Ciao, menteur, dit Cécile.

Elle trotta hors de l’appartement et disparut dans le couloir.

Aloïs n’hésita pas longtemps. Les obligations qui le liaient à sa femme légitime n’avaient aucune prise sur lui. Quand on n’a pas de souvenirs, on n’a pas de passé. Il n’avait jamais trompé Cécile et n’allait pas commencer maintenant, pas même avec sa propre épouse.

Un format papier n’est pour l’instant pas prévu.

Anges Caducs

couverturebleue « Anges Caducs », recueil de 8 de mes nouvelles récentes, vient de paraître sur Amazon au format électronique uniquement pour à peine plus d’un euro. Celles et ceux qui épluchent ce blog en connaîtront déjà quelques-unes mais auront le bonheur d’en découvrir quelques unes d’inédites.

Au sommaire de cet ouvrage souvent cynique:

‣ « Feu les femmes » relate les interrogations d’un enfant du futur, dans un monde d’où les femmes ont disparu depuis des millénaires. Qui étaient ces créatures de légende: monstres ou anges délicieux?

‣ Dans « Galets magiques« , un instituteur et un agriculteur découvrent d’étranges objets d’origine extraterrestre. Parviendront-ils à établir le contact avec ces visiteurs célestes sans commettre d’impair?

‣ Dans « Graine de curieux », un ex-employé d’une entreprise de limonade tente de voler la recette de la plus célèbre boisson de son ancien patron. Percera-t-il tous les secrets de la firme malgré sa haute sécurité?

‣ Dans « Leçon d’ange« , un ange rendu visible par une trop grande consommation d’alcool rend visite à un artiste et à son épouse. Ressuscitera-t-il l’amour dans ce couple bancal?

‣ « Le rire est une larme dangereuse » livre les déboires d’un homme maudit par une sorcière. Prendra-t-il le dessus sur un destin tragi-comique?

‣ Dans « L’Éveil de la Chair« , un noble sacrifie son héritage pour se construire une compagne robotique. Parviendra-t-il à la rendre suffisamment humaine à son goût?

‣ Dans « La Prophétesse », une femme prédit l’avenir sans jamais se tromper. Quand elle annonce la fin du monde, qui oserait douter d’elle?

‣ « Expatriés Sidéraux » raconte les efforts d’un père pour emmener sa fille vers un monde meilleur, loin de la corruption de la société. Réussira-t-il à la protéger malgré l’environnement hostile?

HG2:L’embrasement m’a laissé froid.

Hunger Games 2 sur Amazon

Je vais rester vague dans ma critique, pour ne pas spoiler ceux et celles qui n’ont pas encore lu le deuxième opus des Hunger Games. J’avais beaucoup aimé le premier tome de la série, mais celui-ci m’a paru moins abouti, moins prenant. La première partie traîne en longueur, tourne en rond.  J’ai eu la désagréable impression que l’auteur (Suzanne Collins) ne savait pas vraiment quelle direction allait prendre le récit. Elle propose plusieurs pistes possibles qu’elle s’empresse d’abandonner aussitôt. C’est assez frustrant.

Au romantisme mou de la première partie succède l’action de la seconde. C’est malheureusement du déjà vu pour la plupart. Katniss, l’héroïne, se fait finalement berner, et le lecteur avec. J’aurais apprécié recevoir plus d’indices.

Katniss m’a paru moins attachante. Prompte à donner la mort malgré des réflexions quasi pacifistes, soumise malgré des rêves de rébellion, ses actions contredisent quelque peu ses actions. L’univers de Panem a perdu de sa consistance, ses habitants aussi. Peut-être est-ce là l’effet de la faim; ils ont maigri, mais mon intérêt à lui aussi pâti de ce régime insipide.

Je vais acheter le dernier volet, principalement pour ma fille, mais aussi parce que j’entretiens encore l’espoir que les faiblesses décelées ne soient que passagères. Affaire à suivre, donc.

Ajout tardif: Mince, le tome 3 n’a pas été édité en version électronique.

Concurrents ou confrères?

 

On me signale, à ma grande surprise, qu’Amazon interdit à ses écrivains de commenter (en bien ou en mal) les oeuvres d’autres auteurs. Tout du moins selon une interprétation particulière des conditions affichées sur cette page. Je cite le passage sujet à interprétation: « Avis exprimés par ou au nom d’une personne ou d’une société ayant des intérêts financiers dans le produit ou dans un produit concurrent direct (y compris les commentaires d’auteurs, d’artistes, d’éditeurs, de fabricants ou d’intermédiaires marchands) ».

Les auteurs sont-ils des concurrents au même titre que deux marques de voiture ou de soda? Habitué à un soda, je ne boirai pas l’autre. Fidèle à une marque d’automobiles américaines, je ne verrai jamais l’utilité de mettre les pieds dans le garage d’un concessionnaire allemand. Mais vous me parlez de livres? Mon amour pour Vian ne m’empêche pas d’acheter, lire et apprécier Gide, Asimov, King et Nothomb. Je conçois qu’il y ait de la concurrence pour les manuels pratiques, guides minceur ou autres ouvrages hors fiction, mais au sein de la littérature?

Nous autres écrivains lisons beaucoup. Nous écrivons, aussi (étonnant, hein?). Nous connaissons et aimons notre langue. Ne sommes-nous pas les mieux placés pour juger du travail d’un collègue? Amazon nous voit-il vraiment comme des loup enragés se battant l’un contre l’autre?

Quand un collègue publie un livre, ma première réaction est la curiosité. Je me positionne en client, décide si je vais le lire. Si le livre ne m’intéresse pas en tant que lecteur, la parution peut alors m’intéresser en tant qu’auteur. Si je connais l’auteur, je vais me réjouir pour lui. Si je ne le connais pas, je vais peut-être chercher qui dans mes amis pourrait être intéressé par son livre, ou peut-être tirer des leçons de sa manière de présenter son bébé. Mais à aucun moment je ne vais trembler et craindre qu’il ne m’ôte quelques ventes. Et quand un confrère me critique, quitte à perdre une précieuse étoile, autant que cela vienne de quelqu’un qui s’y connait un tant soit peu plutôt que d’un anonyme profane.

Amazon aurait-il peur qu’en critiquant un livre, je sois le méchant concurrent qui cherche à détourner le client du produit? Je m’abstiendrai désormais de critiquer mes confrères sur les plateformes de vente Amazon. Je laisse l’endroit aux doubles comptes, aux magouilleurs, aux achetés, aux vendus. Je critiquerai mes lectures ici et je me renseignerai sur les livres qui m’intéressent grâce aux blogs des collègues.

Et vous, comment voyez-vous les autres écrivains?

Parution de Promotion borgne

Promotion borgne est en vente sur Amazon. Pour partir à la conquête des autres boutiques, un ISBN serait des plus utiles, mais malheureusement ce genre d’animal coûte cher dans mon beau pays.

L’adaptation du manuscrit au format du Kindle (.prc/.mobi) a pris toute la matinée d’hier, et je ne suis pas entièrement satisfait des résultats. La version au format epub me semble plus convaincante, mais personne ne la distribue encore.

La couverture représente le sommet de la grande fontaine, à La Chaux-de-Fonds, d’après une photo que j’ai prise l’été passé.