HG2:L’embrasement m’a laissé froid.

Hunger Games 2 sur Amazon

Je vais rester vague dans ma critique, pour ne pas spoiler ceux et celles qui n’ont pas encore lu le deuxième opus des Hunger Games. J’avais beaucoup aimé le premier tome de la série, mais celui-ci m’a paru moins abouti, moins prenant. La première partie traîne en longueur, tourne en rond.  J’ai eu la désagréable impression que l’auteur (Suzanne Collins) ne savait pas vraiment quelle direction allait prendre le récit. Elle propose plusieurs pistes possibles qu’elle s’empresse d’abandonner aussitôt. C’est assez frustrant.

Au romantisme mou de la première partie succède l’action de la seconde. C’est malheureusement du déjà vu pour la plupart. Katniss, l’héroïne, se fait finalement berner, et le lecteur avec. J’aurais apprécié recevoir plus d’indices.

Katniss m’a paru moins attachante. Prompte à donner la mort malgré des réflexions quasi pacifistes, soumise malgré des rêves de rébellion, ses actions contredisent quelque peu ses actions. L’univers de Panem a perdu de sa consistance, ses habitants aussi. Peut-être est-ce là l’effet de la faim; ils ont maigri, mais mon intérêt à lui aussi pâti de ce régime insipide.

Je vais acheter le dernier volet, principalement pour ma fille, mais aussi parce que j’entretiens encore l’espoir que les faiblesses décelées ne soient que passagères. Affaire à suivre, donc.

Ajout tardif: Mince, le tome 3 n’a pas été édité en version électronique.

Hunger Games: à dévorer!

Je ne lis plus beaucoup de littérature jeunesse, aussi c’est avec une certaine appréhension que j’ai débuté la lecture d’Hunger Games, de Suzanne Collins. Je savais que la série rencontrait beaucoup de succès, mais je craignais de n’y trouver qu’une avalanche de clichés autour de personnages en carton-pâte. Ou de réitérer la désagréable expérience d’Harry Potter: découvrir que le héros n’est qu’un petit con.

Cette dystopie jeunesse m’a toutefois emballé. Beaucoup d’action, un peu de romance, quelques clichés pour offrir au lecteur juste ce qu’il faut de familiarité, du suspense. J’ai dévoré ce livre et ai immédiatement acheté la suite. Ma fille de 13 ans l’a également lu sans pouvoir le reposer et a hâte de pouvoir lire le 3e volume (oui, elle a un peu d’avance sur moi).

Hunger Games se déroule dans une Amérique totalitaire, dans laquelle 12 provinces paient le prix d’une rébellion passée: pour asseoir sa domination, le gouvernement organise des jeux télévisés dans lesquels des adolescents tirés au sort se livrent un combat à mort dans un environnement sauvage. Le roman raconte l’histoire de Katniss, une jeune fille qui participe à ces jeux à la place de sa petite sœur. À ses côtés, un garçon qui l’aime en secret depuis des années. Katniss, armée de son arc et de son courage, va devoir effectuer des choix pénibles pour garantir sa survie et celle de ses proches, au risque de briser des cœurs.

Je ne suis sorti du récit que lors des changements de règles tombés du ciel, mais c’est un reproche mineur, peut-être parce qu’en tant qu’auteur je suis plus attentif aux ficelles de l’ouvrage et grince quelque peu des dents lorsque je les trouve trop apparentes.

Je le recommande chaudement à tous les fans de dystopies, aux passionnés de survie, aux critiques des dérives télévisées et aux grands enfants qui n’ont pas peur de constater que le monde est parsemé d’ombres.