Promotion Borgne en papier

Mon premier roman est désormais disponible en version papier sur Lulu au prix de 14.99 €. Comme je l’avais mentionné précédemment, j’ai pour l’occasion changé la couverture de l’ouvrage, peut-être plus en phase avec le récit. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires là-dessus. J’ai travaillé en imprimerie et entamé une formation de typographe, il y a de cela quelques années, et j’ai eu grand plaisir à effectuer de-ci de-là quelques travaux graphiques à l’occasion, mais j’ai encore beaucoup à apprendre.

L’épreuve que j’ai reçue aujourd’hui m’a surpris de par sa qualité. Lulu réalise de magnifiques ouvrages pour un coût modique et je ne peux que les recommander à tous ceux qui souhaiteraient s’éditer eux-mêmes.

L’auto-édition m’a appris mes limites, toutefois. Je chercherai un éditeur pour mes prochains romans avec plus de détermination. Écrire est aisé. Publier, un jeu d’enfant. Promouvoir son livre, par contre, n’est pas une tâche facile. Certains semblent s’en sortir avec talent mais ce n’est pas mon cas. Le rapport entre le nombre de visites sur mes pages et le nombre de ventes me satisfait, mais je déplore la difficulté à gagner ces clics magiques.

Vous qui avez acheté l’e-book ou qui allez acheter la version papier, parlez-en autour de vous, sur facebook, twitter ou la blogosphère. En bien ou en mal, mais parlez-en!

Le lien vers la page d’achat Lulu, avec possibilité de lire des extraits: http://www.lulu.com/product/couverture-souple/promotion-borgne/18763213

Ebook gratuit pour Noël

Comme je vous l’annonçais il y a quelques jours, j’ai un cadeau de Noël pour vous. A partir d’aujourd’hui, et jusqu’au premier janvier 2012, mon roman Promotion Borgne est disponible gratuitement sur Smashwords à l’aide du coupon: WM63Q

Il vous suffit d’indiquer ce coupon lors de l’achat et le prix sera réduit de 100%. Cela ne fonctionne malheureusement que sur Smashwords, et non sur les autres plateformes comme Amazon.

Si vous hésitiez à l’acheter, ou si vous recevez pour Noël une liseuse et que vous cherchez un roman original, vous n’aurez à présent plus d’excuses pour vous priver d’entrer dans mon univers.

J’attends de recevoir un exemplaire de mon roman imprimé par Lulu.com avant de dévoiler la nouvelle couverture sur laquelle j’ai travaillé ces jours. Je continue d’avancer sur les fiches de personnages pour mon troisième roman, affublé de l’affreux mais temporaire titre « Tueur ». La structure de l’histoire est déjà écrite.

Joyeux Noël à toutes et tous.

Interview d’une héroïne

Bonjour Nadisha, peux-tu te présenter en quelques mots?

Je m’appelle Nadisha, et je joue dans « Promotion borgne » le premier rôle féminin: Marie-Claire, une fille un peu snob qui tente de manipuler son homme et ceux qu’elle rencontre.

C’est un prénom original…

Ma mère ne parvenait pas à se décider. Elle hésitait entre Nadia et Natasha. Mon père, un type très pragmatique, a tranché. Dans une première version du manuscrit, je portais mon vrai prénom, mais les bêta-lecteurs n’ont pas accroché. Il a fallut trouver quelquechose qui collait plus au rôle.

Peux-tu résumer l’intrigue en quelques mots?

C’est avant tout une histoire d’amour compliquée entre des personnages maltraités par leur passé. La Catastrophe transforme leur vie, et ils doivent apprendre à gérer les conflits qui en découlent, et saisir les opportunités qui se présentent afin d’avancer. Je vois que tu as classé le roman dans la science-fiction, mais pour ma part je trouve ça très réducteur. C’est un roman contemporain, plein d’action et de relations complexes. Ce n’est ni futuriste ni très scientifique, en tout cas.

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué dans cette expérience?

Incarner un personnage qui perd la vue a été une aventure unique. Il a fallu se concentrer sur les sens restants. Ne pas voir le jeu de vos compagnons m’a frustrée, mais j’ai l’impression que mon propre jeu y a gagné en intensité.

Tu commences l’histoire au bras de Nicolas, le protagoniste du roman, mais peu à peu tu te rapproches de Perrique, son principal antagoniste.Comment as-tu vécu ce triangle amoureux?

J’ai particulièrement apprécié les scènes avec Perrique, dont mon personnage tombe plus ou moins amoureuse. Il joue un type odieux, cruel, prêt à tout pour parvenir à ses fins, mais il a aussi un côté très attachant. Je ne suis pas d’accord avec toi quand tu l’appelles l’antagoniste. Je crois qu’il avance le récit autant que Nicolas, mais d’une manière différente. Perrique n’est pas un égoïste, il a juste une autre vision de ce que doit être l’avenir de l’humanité.

Parmi les personnages secondaires, avec qui as-tu eu le plus de plaisir à jouer?

Ouhla, dure question. Jean-Marc, le boucher sans scrupules, peut-être, parce que j’ai un faible pour les brutes. Ou Sophie la cruche. Elle a des répliques tordantes.

Vous avez traversé la Suisse et la moitié de la France, dans l’histoire. Comment as-tu vécu ce voyage?

Nous n’avons pas toujours eu le temps de profiter du paysage, mais j’ai apprécié le changement de climat. Le sud de la France est quand même plus agréable que nos montagnes, à ce niveau-là. Sinon, ça n’a pas toujours été facile de vivre loin du confort moderne, mais j’ai trouvé très enrichissant de reconstruire ce que nous pouvions, avec nos moyens limités.

En conclusion: si tu pouvais parler personnellement à chaque lecteur, que lui dirais-tu?

Je lui demanderais de ne pas me tenir rigueur des vacheries dont je me rends coupable dans « Promotion borgne« . J’espère qu’il passera autant de plaisir à nous lire que nous en avons eu à participer à cette aventure.

Histoire d’un titre

Writing! de Markus Rödder, cc by-nd

« Promotion borgne » n’a pas toujours porté ce nom. Lors de la rédaction, des premières corrections, des premiers commentaires des bêta-lecteurs, il se nommait « Borgne-Roi ». Allusion, bien sûr, par rapport au fameux proverbe « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ». Les personnages de mon livre sont presque tous littéralement aveugles. Certains depuis leur naissance, d’autres depuis peu. Le « héros » (au sens large du terme, parce que le pauvre aurait bien besoin parfois de courage, de force et toutes les autres caractéristiques typiques des sauveurs de mondes) a gardé sa vue, mais ses faiblesses, ses manques le classent dans les borgnes.

Féru de jeux de mots, bien que cela ne transparaisse pas dans l’ouvrage, j’ai temporairement affublé mon ouvrage des titres de « Les borgnes sont froids », ainsi que « La nuit tue les gars sans cris », mais cela collerait plus à un polar qu’à un roman post-apocalyptique contemporain.

Pourquoi avoir choisi « Promotion borgne » comme titre final? A cause de la multiplicité des sens:

  1. « Promotion borgne », c’est l’élévation d’un quidam anonyme, d’un raté, au rang de chef, promu là par d’anciens handicapés dont les infirmités d’hier sont la force d’aujourd’hui.
  2. « Promotion borgne », c’est aussi une école de la vie, une classe dans laquelle les participants sont tour à tour profs ou élèves de leur promotion.
  3. « Promotion borgne », enfin, c’est le pari fou d’un écrivain mal à l’aise dans son costume de vendeur de voitures, qui assure la promotion de son livre au gré de son inspiration, sans plan marketing.

Promotion borgne est disponible en téléchargement sur Smashwords et Amazon

2e extrait de Promotion borgne

Samedi 4 septembre, 8h07.

Il avait plu toute la nuit, et Nicolas avait peu dormi. Ils avaient discuté de la proposition de Sophie, et en avaient beaucoup ri. Ils avaient eu un instant de complicité,et il aurait eu envie de plus, mais Marie-Claire ne voulait pas le toucher. Une fois les rires passés, il avait eu l’impression de l’embêter. Elle s’ennuyait à ses côtés, ce n’était pas nouveau, mais après tout elle savait dès le début à quoi s’attendre avec lui. Il ne lui avait jamais promis une vie exaltante. Il se savait doué dans bien des domaines, mais était conscient de ses limites en communication. Nicolas ne savait pas exprimer ses besoins, ses envies, à ceux qui comptaient à ses yeux. La frustration l’avait tenu éveillé longtemps.

Marie-Claire se lavait dans une grande bassine en inox, au rez-de-chaussée. Le bruit de l’eau rappelait à Nicolas que sa compagne était nue dans la cuisine au lieu de l’être dans ses bras. Il tapa du poing contre le matelas immaculé.

Il allait se lever, enfiler ses chaussures et la rejoindre. Il lui dirait un mot tendre et lui caresserait l’épaule en attendant qu’elle chasse sa main en soupirant.

Distante depuis quelques semaines, Marie-Claire semblait d’avantage tolérer sa présence à ses côtés depuis la Catastrophe. Profiter de la fin du monde pour assouvir ses désirs mettait Nicolas mal à l’aise, mais cependant pas assez pour qu’il y renonce.

Ses baskets au pieds, il descendit l’escalier empoussiéré et avança vers son aimée en essayant de ne pas trop la regarder.

Ses seins généreux bondissaient, sa peau luisante d’eau savonneuse réclamait le contact de sa paume.

Je peux venir?

Elle haussa les épaules.

Tant que tu n’en profites pas pour me tripoter, oui.

Tout de même, nous sommes fiancés…

Et alors? Ce n’est pas ça qui te donne le droit de me peloter si moi je n’en ai pas envie!

Marie-Claire se retourna et se frotta les cuisses et les genoux.

Bien entendu, mais…

Il n’y a pas de « mais » qui tienne! Ce n’est pas non plus parce que toutes les filles du coin rêvent que tu les sautes que je dois me comporter comme elles.

Tu vaux mieux qu’elles, oui, il n’y a pas de comparaison possible.

Tout sourire, à présent, elle s’accroupit et entreprit de se rincer.

Aide-moi, je ne sais jamais s’il reste du savon, et j’ai horreur d’en laisser.

Nicolas ramassa une des carafes que sa compagne avait préparées et la renversa sur les épaules couvertes de mousse de la jeune baigneuse. L’eau cascadait le long du dos de Marie-Claire, se divisait en torrents sinueux à la hauteur de ses hanches et fesses et tombait en pluie dans la bassine.

Elles sont belles, ces filles ?

Il plissa les lèvres. Sophie avait un corps de rêve, et un visage à ne plus jamais vouloir se réveiller. Les autres étaient plutôt jolies, sans avoir la beauté renversante de leur amie. Ne valait-il mieux pas minimiser leur attrait ? Qui la détromperait ? Un mensonge sans risque.

Elles n’ont rien d’extraordinaire…

D’un autre côté, si Marie-Claire se sentait menacée, il y avait des chances qu’elle le respecte et le ménage un peu plus.

…Enfin à part Sophie, qui est vraiment superbe. Ses copines sont magnifiques, mais elles ne lui arrivent pas à la cheville.

Les traits de Marie-Claire se durcirent. Elle saisit la serviette qu’elle avait accrochée à une poignée de fenêtre et s’essuya avec énergie.

Pourquoi alors as-tu refusé de coucher avec elle ?

Avait-elle toujours été autant superficielle ?

Parce que je t’aime, voyons. Et il n’y a pas que le physique qui compte, tu le sais bien.

Je ne supporterais pas que tu me trompes.

Ces filles ne m’intéressent pas.

Mais toi tu les intéresses. Tu es devenu quelqu’un, maintenant.

Personne que je n’étais pas déjà auparavant.

Mais la Catastrophe t’a changé. Elle t’a rendu précieux, non, fort, non, surhumain !

Elle ne m’a rien fait. C’est vous qu’elle a changé. Je suis resté le même.

Marie-Claire secoua la tête en grimaçant.

Non. Tu n’es plus pareil. Et tant mieux. Tu commences à prendre les choses en main.

Elle étendit sa serviette sur le bord de la fenêtre entrouverte et enfila une robe à motifs fleuris.

C’est toi qui devrais être notre chef.

Promotion borgne, extrait du chapitre 9

Extrait de Promotion borgne

Dimanche 29 août, année de la Catastrophe, 23h51.

Perrique passa en revue les événements de la soirée. Ils n’avaient finalement pas eu besoin de beaucoup de temps pour aménager la grange, quasiment vide. Marie-Claire et son compagnon leur avaient fourni des couvertures en quantité, ainsi que de grands coussins. Le repas s’était déroulé sans heurts, dans le silence.

Le professeur et ses élèves se préparaient maintenant à dormir en chuchotant par petits groupes. Chacun avait son opinion sur le couple qui occupait la maison voisine. Sophie n’y voyait que des gens absolument charmants, Mme Steiner des personnages dont il fallait se méfier, et Roberto n’avait aucune opinion, si ce n’est qu’il regrettait l’absence de viande au repas par ailleurs délicieux qu’ils avaient partagé.

Allons nous coucher! Je ne sais pas à quel jeu jouent nos deux amis, mais nous le découvrirons bien assez tôt, dit Perrique en s’allongeant sur une couverture rugueuse.

Oui, s’ils ne se débarrassent pas de nous avant, répondit Mme Steiner.

Oh, un peu de sérieux, je crois qu’ils sont suffisamment intelligents pour se rendre compte des avantages que nous pouvons leur apporter. Les temps s’annoncent incertains, les plus débrouillards ont tout intérêt à s’assembler.

Ils se débrouillent beaucoup mieux que nous, monsieur Perrique, je suis pas certaine qu’ils aient besoin de quiconque.

Que voulez-vous dire, Mme Steiner?

Je crois que nos jeunes amis, comme vous les appelez, n’ont pas été touchés par la Catastrophe, et qu’ils y voient très bien.

Perrique se redressa, s’assit, les bras autour de ses genoux.

Cette possibilité m’a traversé l’esprit, mais il est plus probable qu’il ne s’agisse que d’une ruse de leur part, pour nous impressionner. Souvenez-vous de ce qu’a annoncé la radio, à plusieurs reprises: personne n’a été épargné.

La radio peut se tromper, monsieur.

Quoi qu’ils nous cachent, et quelle qu’en soit la raison, nous les démasquerons.

Vous voulez leur tendre un piège, vous voulez dire?

Je n’ai jamais dit cela, mais l’idée est intéressante.

Promotion borgne, extrait du chapitre 6

Parution de Promotion borgne

Promotion borgne est en vente sur Amazon. Pour partir à la conquête des autres boutiques, un ISBN serait des plus utiles, mais malheureusement ce genre d’animal coûte cher dans mon beau pays.

L’adaptation du manuscrit au format du Kindle (.prc/.mobi) a pris toute la matinée d’hier, et je ne suis pas entièrement satisfait des résultats. La version au format epub me semble plus convaincante, mais personne ne la distribue encore.

La couverture représente le sommet de la grande fontaine, à La Chaux-de-Fonds, d’après une photo que j’ai prise l’été passé.